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Créer sa fiche Google Business Profile, pas à pas

24/09/2026 · 10 min de lecture

Votre fiche Google Business Profile est ce qui s’affiche à droite de l’écran quand quelqu’un cherche votre nom, et ce qui vous place — ou non — dans les trois établissements proposés sur la carte quand il cherche « plombier » près de chez lui. Elle est gratuite, elle appartient à Google, et pour une entreprise locale c’est le premier levier de visibilité, avant le site internet.

Ce guide décrit la création complète, de l’ouverture du compte jusqu’à la validation, puis les réglages qui font la différence. Comptez une quinzaine de minutes devant l’écran, et de quelques minutes à deux semaines pour la validation par Google selon la méthode qu’il vous proposera.

Google My Business, Google Business Profile : de quoi parle-t-on ?

C’est le même outil. Google a renommé « Google My Business » en « Google Business Profile » en 2021, et a supprimé l’application mobile dédiée en 2022. Aujourd’hui, la gestion se fait directement depuis Google Search ou Google Maps, en étant connecté au compte propriétaire : vous cherchez le nom de votre entreprise, et les outils de gestion apparaissent au-dessus des résultats. Les articles qui vous parlent encore de « l’appli Google My Business » sont périmés.

Avant de commencer : trois choses à préparer

Un compte Google professionnel

Créez ou utilisez une adresse Google dédiée à l’entreprise, pas votre adresse personnelle ni celle d’un salarié de passage. Ce compte sera propriétaire de la fiche : le jour où la personne part, récupérer une fiche dont on a perdu le compte propriétaire est une procédure longue et pénible.

Des informations cohérentes partout

Le nom, l’adresse et le téléphone que vous allez saisir doivent être strictement identiques à ceux qui figurent sur votre site, vos annuaires, vos factures et vos réseaux. Les référenceurs appellent cela la cohérence NAP (name, address, phone). Google recoupe ces informations pour évaluer votre légitimité : une adresse écrite « 12 rue des Lilas » ici et « 12 r. des Lilas » ailleurs affaiblit ce signal.

De quoi prouver votre activité

Selon la méthode de validation, on vous demandera de filmer votre local, votre véhicule ou vos outils, avec votre enseigne visible. Prévoyez aussi un Kbis ou un justificatif d’activité : Google le réclame parfois en cas de doute.

Étape 1 — Vérifiez que votre fiche n’existe pas déjà

C’est l’erreur la plus fréquente, et elle coûte cher : créer un doublon. Google crée parfois des fiches automatiquement à partir d’autres sources, et un client ou un ancien salarié a pu en créer une.

Cherchez le nom de votre entreprise puis votre adresse sur Google Maps. Si une fiche apparaît :

  • Elle n’est revendiquée par personne — la mention « Vous êtes propriétaire de cet établissement ? » s’affiche. Cliquez dessus : vous la revendiquez au lieu d’en créer une nouvelle, et vous conservez les avis déjà déposés.
  • Elle est déjà revendiquée — Google vous propose de demander l’accès au propriétaire actuel. Il a sept jours pour répondre ; sans réponse, vous pouvez demander à récupérer la fiche.

Ne créez une fiche de zéro que si vous n’avez rien trouvé. Deux fiches pour une même adresse se font concurrence, diluent vos avis, et Google finit par en suspendre une.

Étape 2 — Créez la fiche

Rendez-vous sur business.google.com/create, connectez-vous avec le compte professionnel préparé plus haut, et saisissez le nom de l’entreprise.

Le nom doit être votre nom réel, celui de votre devanture et de vos documents. La tentation est grande d’écrire « Dupont Plomberie — Dépannage 24h/24 Meaux » : c’est explicitement interdit par les règles de Google, et c’est le premier motif de suspension de fiche. Vous gagnerez bien plus en remplissant correctement la catégorie et la zone d’intervention.

Étape 3 — Choisissez la bonne catégorie

C’est le réglage le plus déterminant de toute la fiche, et celui qu’on bâcle le plus souvent. La catégorie principale décide sur quelles recherches Google estime pertinent de vous montrer.

Prenez la plus précise qui décrive votre activité, pas la plus large : « couvreur » plutôt que « entreprise de bâtiment », « boulangerie-pâtisserie » plutôt que « commerce d’alimentation ». Vous pouvez ensuite ajouter jusqu’à neuf catégories secondaires pour vos activités annexes — mais n’en ajoutez que de réelles : une catégorie sans rapport dilue votre pertinence au lieu de l’élargir.

Astuce : regardez les catégories de vos trois concurrents les mieux placés sur la recherche qui vous intéresse. Elles se lisent dans le code source de leur fiche, et vous donnent une bonne indication de ce que Google attend pour votre métier.

Étape 4 — Adresse ou zone d’intervention ?

Google distingue deux situations, et se tromper ici coûte de la visibilité.

Les clients viennent chez vous

Commerce, restaurant, salon, cabinet : indiquez l’adresse précise. Elle sera publique et votre épingle apparaîtra sur la carte.

Vous vous déplacez chez le client

Artisan, dépanneur, paysagiste, déménageur : vous êtes ce que Google appelle une service area business. Déclarez vos communes ou départements d’intervention, et masquez votre adresse si vous travaillez depuis chez vous — c’est autorisé, et cela évite d’afficher votre domicile.

Dans les deux cas, n’inventez pas une adresse pour viser une ville plus intéressante, et n’utilisez pas de boîte postale ni de bureau virtuel : Google fait des recoupements, et la suspension est difficile à lever.

Étape 5 — Coordonnées et site

Renseignez un numéro de téléphone réellement joignable : les appels passés depuis la fiche sont souvent la première source de contacts d’une entreprise locale. Préférez un numéro local à un numéro surtaxé.

Ajoutez l’adresse de votre site si vous en avez un. Si vous n’en avez pas, Google propose un site gratuit généré depuis la fiche — c’est mieux que rien, mais gardez à l’esprit que vous ne le possédez pas.

Étape 6 — La validation, l’étape qui bloque

Tant que la fiche n’est pas validée, elle n’apparaît pas dans les résultats. Google choisit lui-même les méthodes qu’il vous propose, selon votre catégorie, votre ancienneté et votre zone :

  • La vidéo, aujourd’hui la plus fréquente. Vous filmez en continu, sans coupure : votre enseigne ou votre véhicule marqué, l’intérieur du local, vos outils ou votre stock, puis un élément prouvant que vous en êtes responsable — clé dans la serrure, accès à la caisse, courrier à votre nom. Filmez en une seule prise, de jour, sans commentaire nécessaire.
  • Le téléphone ou le SMS, par code reçu sur le numéro de la fiche. Immédiat quand il est proposé.
  • L’e-mail, réservé à certaines catégories, souvent quand le domaine de l’adresse correspond à celui du site.
  • Le courrier postal, avec un code à cinq chiffres envoyé à l’adresse déclarée. Comptez jusqu’à quatorze jours, et ne modifiez surtout pas votre fiche pendant l’attente : cela annule l’envoi.

Si la vidéo est refusée, ce n’est pas définitif : recommencez en montrant plus clairement le lien entre vous, le lieu et l’activité déclarée. Les refus viennent presque toujours d’une séquence trop courte, coupée, ou tournée dans un lieu quelconque.

Étape 7 — Complétez la fiche, elle n’est pas finie

Une fiche validée mais vide ne sert presque à rien. Les éléments qui pèsent, dans l’ordre :

  • Les horaires, y compris les jours fériés. Un horaire faux génère des avis négatifs de clients venus pour rien.
  • Les photos, et régulièrement. Devanture, intérieur, équipe, réalisations, véhicule. Les fiches avec photos reçoivent nettement plus de clics et de demandes d’itinéraire que celles qui n’en ont pas.
  • La description, 750 caractères pour dire ce que vous faites, pour qui, et où. Écrivez pour un humain, pas pour un moteur.
  • Les services ou les produits, détaillés un par un : c’est du contenu supplémentaire que Google associe à des recherches précises.
  • Les attributs : accès handicapé, paiement sans contact, devis gratuit, terrasse. Ils apparaissent comme filtres dans Maps.
  • Les questions-réponses : posez vous-même les questions qu’on vous pose tous les jours, et répondez-y. C’est autorisé et utile.

Étape 8 — Lancez la collecte d’avis

Une fiche neuve n’a aucun avis, et une fiche sans avis n’inspire pas confiance : c’est le seul point sur lequel vous ne pouvez pas rattraper vos concurrents en une soirée de réglages. La note et le nombre d’avis comptent parmi les critères les plus lourds du classement local, et ils ne se construisent qu’avec le temps.

Commencez dès la validation, avec vos clients réguliers : ils vous connaissent et acceptent volontiers. Demandez juste après la prestation, envoyez un lien direct vers la fenêtre d’avis, et sollicitez tout le monde sans trier — trier les clients selon leur satisfaction supposée est interdit par Google. Notre guide détaille comment obtenir plus d’avis Google sans y passer vos soirées.

Les problèmes les plus fréquents

Ma fiche a été suspendue

Les causes habituelles : un nom bourré de mots-clés, une adresse non éligible (boîte postale, bureau virtuel, adresse partagée par plusieurs entreprises), une catégorie sans rapport avec l’activité, ou plusieurs modifications importantes coup sur coup. Corrigez la cause, puis demandez un rétablissement depuis l’assistance Google en joignant un justificatif d’activité.

Quelqu’un d’autre est propriétaire de ma fiche

Ancien prestataire, ancien associé, agence oubliée : lancez une demande d’accès depuis la fiche. Sans réponse sous sept jours, vous pouvez demander le transfert de propriété, justificatifs à l’appui.

Je travaille depuis mon domicile

Déclarez-vous en zone d’intervention et masquez l’adresse. Votre fiche reste parfaitement valide, et votre domicile n’apparaît pas.

J’ai plusieurs établissements

Une fiche par établissement physique, chacune avec son adresse et son numéro. Au-delà de dix, Google propose une gestion groupée par import.

Je déménage

Modifiez l’adresse sur la fiche existante, ne créez pas de nouvelle fiche : vous conserverez vos avis et votre ancienneté, qui comptent tous les deux.

Combien de temps avant d’apparaître sur Google ?

La fiche devient visible dès la validation, mais bien se positionner prend des mois. Le classement local dépend de trois facteurs que Google énonce lui-même : la pertinence (catégorie, description, services), la distance entre vous et la personne qui cherche, et la notoriété — dont vos avis sont la composante la plus visible. Les deux premiers se règlent en une journée. Le troisième se construit client après client, et c’est précisément là que se joue l’écart avec vos concurrents.

Questions fréquentes

Créer une fiche Google Business Profile est-il payant ?

Non, c’est entièrement gratuit, y compris la validation. Si un prestataire vous facture la création, vous payez un service que vous pouvez rendre vous-même en quinze minutes. Méfiez-vous des appels vous annonçant que votre fiche va être « désactivée sans paiement » : c’est une arnaque courante.

Faut-il un SIRET ?

Google ne le demande pas à la création, mais réclame un justificatif d’activité en cas de doute ou de suspension. Une fiche sans activité déclarée réelle finit par être supprimée.

Puis-je créer une fiche sans adresse ?

Oui, en vous déclarant comme entreprise qui se déplace chez ses clients. Vous indiquez alors vos zones d’intervention, et l’adresse reste masquée.

Combien de temps dure la validation ?

De quelques minutes pour un code par SMS à quatorze jours pour un courrier postal. La vidéo est généralement traitée en moins d’une semaine.

Puis-je gérer ma fiche à plusieurs ?

Oui. Depuis la fiche, ajoutez des utilisateurs avec le rôle « gestionnaire », qui peut tout modifier sauf supprimer la fiche ou en changer le propriétaire. Gardez la propriété sur un compte de l’entreprise.

À retenir

  • Vérifiez d’abord qu’une fiche n’existe pas déjà : la revendiquer vaut mieux que la dupliquer.
  • Le nom réel, sans mots-clés : c’est le premier motif de suspension.
  • La catégorie principale est le réglage le plus déterminant.
  • Rien n’apparaît avant la validation ; préparez une vidéo en une seule prise.
  • Une fiche validée n’est qu’un point de départ : photos, horaires, services, puis les avis.

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